Luxe et hôtellerie

Industrialiser sans jamais standardiser.

C'est le seul secteur où l'automatisation visible détruit de la valeur. Tout ce que nous y construisons doit rester invisible au client final.

Le terrain§ 01

Une connaissance client exceptionnelle, et personne qui la détient entièrement.

Le savoir existe, il est réparti entre des personnes, des notes et des systèmes qui ne communiquent pas.

Les préférences d'un client fidèle sont connues du chef de rang, du concierge et de la gouvernante, chacun pour sa part, et rarement du système de réservation. Quand ces personnes changent de poste ou d'établissement, la connaissance part avec elles. C'est une perte que le secteur accepte depuis toujours parce qu'il n'avait pas d'alternative acceptable.

La seconde difficulté est la saisonnalité. Les volumes varient d'un facteur trois ou quatre dans l'année, et le niveau de service ne doit pas varier du tout. Les organisations absorbent ce choc par des renforts saisonniers, qui sont précisément les personnes qui connaissent le moins les clients.

Les cas d'usage§ 02

Quatre cas, tous tournés vers les équipes et non vers le client.

Dans ce secteur, l'agent sert celui qui sert le client. Jamais l'inverse.

I

La fiche client consolidée

Rassembler les préférences, l'historique et les notes dispersées en une vue qu'un nouvel arrivant peut lire en trente secondes avant une arrivée. C'est le cas à plus fort retour, et il ne touche jamais le client.

II

La préparation des séjours

Anticiper ce qui doit être préparé pour chaque arrivée à partir de l'historique et des demandes formulées, et signaler ce qui manque avant le jour J plutôt qu'après.

III

Le traitement des demandes multilingues

Comprendre et router les demandes écrites dans une langue que l'équipe de permanence ne parle pas, sans jamais répondre automatiquement au client.

IV

La mémoire des incidents

Conserver ce qui s'est mal passé et ce qui a été fait pour y remédier, pour que le geste commercial suivant tienne compte du précédent. C'est ce que les meilleures maisons font à la main, et mal, faute de temps.

La contrainte§ 03

Rien de ce que nous construisons ne doit se voir.

C'est une contrainte de conception, pas une préférence esthétique.

Un client qui identifie une réponse automatique dans une maison de luxe ne constate pas un progrès technique, il constate une baisse de standard. La règle que nous appliquons est simple : l'agent prépare, un humain délivre. Aucune communication sortante vers le client final n'est automatisée sans relecture, quelle que soit la qualité du texte produit.

Cette contrainte a une conséquence sur le calcul de la valeur. Le gain ne se mesure pas en messages envoyés sans intervention, il se mesure en temps rendu aux équipes de terrain et en informations retrouvées qui auraient été perdues.

Par où commencer§ 04

La fiche client, avant tout le reste.

C'est le seul chantier dont la valeur est immédiatement perçue par les équipes elles-mêmes.

Consolider ce que l'on sait d'un client en une vue lisible produit un effet visible dès la première semaine d'usage, et l'adhésion des équipes est la condition de tout le reste dans ce secteur. Les chantiers suivants reposent d'ailleurs sur cette fiche : sans elle, la préparation des séjours n'a rien à lire.

Le calendrier compte autant que le périmètre. Nous ne lançons pas de mise en production pendant une haute saison.

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Travaillons ensemble, ou pas.

Que vous cherchiez un partenaire, un poste ou simplement un avis sur un sujet en cours, écrivez-nous. Nous répondons à tout le monde.

Chaque premier échange est mené par un associé, pas par un commercial. Vous repartez avec un avis, même si nous ne travaillons pas ensemble.

Boris Fievet
Boris Fievet
Président, Iziday