Le cadrage est le seul moment où l'on peut encore dire non.
Une fois la construction lancée, personne n'arrête un projet d'IA : c'est devenu politique. Le cadrage existe pour trancher avant, sur des éléments vérifiables, et pour que la réponse puisse être négative.
Ce qu'un cadrage produit, et ce qu'il ne produit pas.
Un cadrage Iziday ne se termine pas par une présentation. Il se termine par cinq documents dont vos équipes peuvent se servir sans nous.
L'architecture cible
Les quatre couches du système, les composants retenus, et pour chacun l'alternative possible si vous changez d'avis. Nous écrivons ce qui est remplaçable et ce qui ne l'est pas, parce que c'est la seule chose qui vous protège d'une dépendance à un éditeur.
La cartographie des décisions
Qui décide aujourd'hui, à quel moment, sur quelles données, et ce que l'agent reprendrait de cette chaîne. C'est le document qui fait apparaître les désaccords internes, souvent pour la première fois.
Le chiffrage complet
Construction, exploitation et supervision, séparés. Le coût d'appel au modèle et la dérive sont modélisés, pas estimés. C'est le poste que presque personne ne budgète et qui fait annuler les projets au sixième mois.
Le plan de marche
L'ordre des cas d'usage, avec pour chacun la preuve à produire avant d'engager le suivant. Vous pouvez vous arrêter à n'importe quelle étape sans perdre ce qui a été construit.
L'avis de faisabilité
Notre position écrite, y compris quand elle est négative. Il nous arrive de conclure qu'un processus ne doit pas être automatisé, ou pas maintenant. Nous le disons dans le document, pas en réunion.
Deux semaines, pas six mois.
Au-delà de deux semaines, un cadrage cesse d'éclairer la décision et devient un moyen de la retarder. Nous préférons prototyper.
Un cadrage long est presque toujours le symptôme d'une question qu'on n'ose pas poser. Les éléments nécessaires pour trancher sont en général réunis en dix jours : les sources de données existent ou non, les règles de gestion ont un propriétaire ou n'en ont pas, le processus supporte une décision automatique ou ne la supporte pas. Le reste est de la mise en forme.
Nous travaillons avec vos équipes, pas à côté. Un cadrage se déroule en quatre à six ateliers : les décisions à reprendre, la donnée réellement disponible, les contraintes de conformité, puis l'architecture et son chiffrage. Entre les ateliers, nous allons regarder les données nous-mêmes. C'est généralement là que l'écart apparaît entre ce que l'on nous décrit et ce qui existe.
Quatre semaines après le début du cadrage, un premier agent est testé sur un périmètre réduit. Pas une démonstration sur un jeu figé : un agent qui lit vos données réelles, dans votre environnement, avec vos règles d'accès. C'est le seul test qui dit quelque chose.
Quatre questions que personne d'autre ne tranchera à votre place.
Un système qui agit déplace la responsabilité. Ces quatre questions décident de l'endroit où elle atterrit, et elles ne sont pas techniques.
Qui décide
L'agent décide-t-il, ou prépare-t-il une décision que quelqu'un valide ? Les deux sont défendables, les coûts et les risques ne sont pas les mêmes, et la réponse change selon le processus. Elle doit être écrite avant la construction, pas découverte après.
Sur quel périmètre
Un agent sans frontière explicite finira par agir là où personne ne l'attendait. Nous définissons les montants, les types de dossiers et les cas qui sortent de son mandat, et nous les inscrivons dans le système, pas dans une note de service.
Avec quelle trace
Ce que l'agent a lu, ce qu'il a décidé, ce qu'il a écrit, et sur quelle version de quelle règle. Sans cette trace, vous ne pourrez ni auditer, ni corriger, ni vous défendre. L'AI Act en fait une obligation pour une partie des usages.
À partir de quel seuil un humain reprend la main
Un seuil trop haut rend le système inutile, un seuil trop bas le rend dangereux. Il se règle avec le métier, se mesure en production, et se révise. C'est un paramètre vivant, pas une case à cocher.
RGPD et AI Act se traitent au cadrage, ou se paient en reconstruction.
Ce sont deux sujets distincts, souvent confondus, et aucun des deux ne se rattrape par la documentation.
Le RGPD porte sur les données traitées : leur base légale, leur minimisation, leur durée de conservation, et les droits des personnes concernées. L'AI Act porte sur autre chose : l'usage du système et sa classification par niveau de risque, avec des obligations de documentation technique, de supervision humaine, de robustesse et de traçabilité. Un système parfaitement conforme au RGPD peut être non conforme à l'AI Act, et l'inverse est vrai.
Les deux se traduisent en choix d'architecture. Où sont hébergées les données, ce qui sort vers un modèle tiers et ce qui n'en sort pas, ce qui est journalisé et pendant combien de temps, à quel endroit la supervision humaine s'insère. Un système conçu sans ces contraintes ne se met pas en conformité, il se reconstruit.
Nous produisons au cadrage la classification de risque de votre cas, la liste des traitements concernés et les points qui demandent l'avis de votre DPO. Nous ne nous substituons pas à lui, et nous ne signons pas d'analyse d'impact à sa place.
Ce que nous refusons de faire en cadrage.
Un cabinet se juge autant à ce qu'il décline qu'à ce qu'il vend.
Nous ne cadrons pas un projet dont la décision est déjà priseSi l'outil est choisi et le budget voté, vous n'avez pas besoin d'un cadrage, vous avez besoin d'une équipe de construction. Nous vous le disons au premier rendez-vous.
Nous ne facturons pas un cadrage pour vendre la constructionUn cadrage qui conclut toujours qu'il faut construire n'est pas un cadrage. Nos avis négatifs sont écrits et assumés, et le cadrage se paie au même prix.
Nous ne recommandons pas d'outils que nous n'avons pas exploitésAucune commission d'éditeur n'oriente nos recommandations. Si nous citons un composant, c'est que nous l'avons mis en production et que nous en connaissons le comportement en incident.
Nous ne rendons pas un rapport sans architectureUn document de recommandations sans schéma technique ni chiffrage ne se transforme en rien. C'est le format le plus vendu du marché et celui qui produit le moins.
Ce qui se passe après, et avec qui.
Le cadrage est autonome. Vous pouvez repartir avec et le faire exécuter par qui vous voulez.
Les documents vous appartiennent et sont écrits pour être lus par un tiers. Il nous arrive de cadrer pour des clients qui construisent ensuite avec leurs équipes internes, ou avec un autre prestataire. C'est une issue normale et nous la préparons : l'architecture est documentée au niveau de détail nécessaire pour être reprise, pas au niveau qui oblige à nous rappeler.
Quand vous nous confiez la construction, elle se fait au forfait ou en régie selon la stabilité du périmètre, et l'équipe qui construit est celle qui a cadré. C'est la raison pour laquelle nous ne séparons pas les deux métiers dans des entités différentes.
Travaillons ensemble, ou pas.
Que vous cherchiez un partenaire, un poste ou simplement un avis sur un sujet en cours, écrivez-nous. Nous répondons à tout le monde.
Chaque premier échange est mené par un associé, pas par un commercial. Vous repartez avec un avis, même si nous ne travaillons pas ensemble.

