Banque et assurance

Le secteur où la trace vaut autant que la décision.

Banque et assurance sont les premiers métiers où nous avons mis des agents en production, et ceux qui nous ont imposé le niveau d'exigence que nous appliquons depuis partout ailleurs.

Le terrain§ 01

Des processus denses, des données éclatées, et zéro tolérance à l'erreur non expliquée.

Le volume n'est pas le problème. L'obligation de pouvoir justifier chaque décision, des années après, l'est.

Un dossier de souscription, un sinistre ou une demande de crédit traverse cinq à dix systèmes, dont au moins un développé en interne il y a vingt ans. Les règles de gestion existent, mais elles sont réparties entre un référentiel, des procédures écrites, et la mémoire des gestionnaires expérimentés. Les exceptions sont nombreuses et rarement documentées.

Ce qui bloque la plupart des projets d'IA dans ce secteur n'est pas la performance des modèles, c'est l'incapacité à démontrer après coup pourquoi une décision a été prise. Un contrôleur, un régulateur ou un client qui conteste ne se satisfait pas d'un score de confiance : il demande la règle appliquée et la donnée lue.

C'est la raison pour laquelle nous avons commencé par ce secteur. L'appareil de preuve qu'il impose, nous le déployons désormais chez des clients qui ne le demandaient pas, parce qu'il rend tous les systèmes plus faciles à corriger.

Les cas d'usage§ 02

Quatre cas qui tiennent en production, et un qui n'y arrive presque jamais.

Nous ne listons ici que ce que nous avons vu fonctionner au-delà du pilote.

I

L'agrégation réglementaire

Rassembler les éléments d'un reporting dispersés entre plusieurs systèmes, en gardant pour chaque chiffre la trace de son origine. Le gain n'est pas dans la collecte, il est dans le fait de ne plus refaire la réconciliation à chaque exercice.

II

L'instruction de dossiers

Préparer la décision plutôt que la prendre : vérifier la complétude, détecter les incohérences, rassembler les pièces, et signaler ce qui sort des règles. Le gestionnaire décide sur un dossier déjà qualifié.

III

Le traitement des demandes entrantes

Qualifier, router et préparer la réponse sur les demandes à fort volume et faible enjeu, en passant la main dès qu'un montant ou un type de dossier sort du mandat défini.

IV

La détection d'anomalies explicable

Signaler les cas atypiques avec la raison du signalement, pas seulement un score. C'est la condition pour qu'un contrôleur accepte de travailler à partir de la liste produite.

La contrainte§ 03

Ce que l'AI Act change concrètement pour vous.

Une partie de vos cas d'usage relève de catégories à obligations renforcées, et la classification se fait avant la conception.

L'évaluation de solvabilité des personnes physiques et l'évaluation des risques en assurance vie et santé figurent parmi les usages soumis aux obligations les plus lourdes du règlement européen sur l'IA. Cela se traduit par de la documentation technique, de la supervision humaine effective, de la robustesse démontrée et de la traçabilité, pas par une mention dans une politique interne.

En pratique, ces obligations sont des choix d'architecture. Où sont journalisées les décisions et pendant combien de temps, à quel endroit la reprise humaine s'insère réellement dans le flux, quelle version des règles était active le jour J. Un système conçu sans ces points ne se met pas en conformité, il se reconstruit.

Nous produisons la classification de votre cas au cadrage, avec la liste des obligations qui en découlent et les points qui demandent l'avis de votre conformité. Nous ne nous substituons ni à elle, ni à votre DPO.

Par où commencer§ 04

Le cas d'usage que nous recommandons en premier.

Celui qui produit une preuve rapidement sans exposer l'organisation.

Un processus à fort volume, à enjeu unitaire limité, et dont les règles sont déjà écrites quelque part. L'instruction de dossiers simples ou la qualification des demandes entrantes remplissent ces trois conditions dans la plupart des organisations. Le gain est mesurable en semaines, et un écart de l'agent n'a pas de conséquence réglementaire.

Ce premier cas sert surtout à établir l'appareil de preuve : journalisation, seuils de reprise, contrôles de non-régression. Une fois cet appareil en place, l'extension vers des cas à plus fort enjeu devient une décision de périmètre, plus un projet d'infrastructure.

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Boris Fievet
Boris Fievet
Président, Iziday